Sur les réseaux, les publicités de marques beauté se ressemblent souvent : lumière parfaite, mannequins impeccables, promesses lissées au millimètre près. Puis surgit une vidéo UGC filmée dans une salle de bain réelle, avec une créatrice qui teste un sérum entre deux mails, ou un mascara avant d’aller au travail. Ce contraste, c’est justement ce qui capte l’attention aujourd’hui. Les marques beauté qui performent ne misent plus seulement sur la perfection, mais sur des contenus incarnés, tournés par des personnes qu’on pourrait croiser dans le métro ou en visio. C’est là que les vidéos UGC deviennent une pièce maîtresse d’une stratégie plus humaine et plus rentable.
Dans l’univers beauté, l’UGC a un avantage énorme : les résultats sont visibles. Une peau plus lumineuse, un teint plus uniforme, une couleur de cheveux plus vibrante… Les formats courts sur TikTok, Instagram Reels ou YouTube Shorts transforment ces changements en petites histoires, faciles à consommer mais capables de déclencher un achat en quelques secondes. Les marques le savent et multiplient les collaborations avec des créatrices UGC, micro-influenceuses et clientes satisfaites. Pourtant, beaucoup hésitent encore : quels formats proposer ? Comment briefer sans brider ? Comment garder de la cohérence tout en laissant la créatrice libre ?
Cet article propose 10 idées de vidéos UGC pour les marques beauté, mais va surtout plus loin : comment les adapter à ton style, aux besoins des clientes et aux objectifs des marques. Chaque idée est pensée pour être exploitable en vrai, avec un smartphone, un éclairage correct et une bonne compréhension de ce qui fait vibrer l’audience. L’enjeu n’est pas de produire plus, mais de créer des vidéos qui ressemblent à de vrais moments de vie, tout en restant stratégiques. En filigrane, c’est aussi une invitation à te positionner comme partenaire de création, capable de proposer des concepts, pas seulement d’exécuter un brief.
En bref
- Authenticité avant tout : les meilleures vidéos UGC beauté montrent des personnes ordinaires, dans des contextes réalistes, avec des résultats visibles et crédibles.
- 10 formats clés à exploiter : routine, transformation avant/après, unboxing, crash-test, tutoriels, storytelling émotionnel, POV, vlogs du quotidien, challenges et coulisses.
- Techniquement simple : un smartphone, une bonne lumière (naturelle ou artificielle) et un son propre suffisent pour des contenus performants.
- Stratégiques pour les marques : preuve sociale, engagement, compréhension client et banque de contenus pour les publicités et le site web.
- Opportunité pour les créatrices : proposer des idées, structurer ses scripts, optimiser sa lumière et son son, et mieux pitcher son profil UGC auprès des marques beauté.
Idées de vidéos UGC beauté autour des routines et gestes du quotidien
Les contenus qui fonctionnent le mieux en beauté sont souvent les plus simples : montrer ce que quelqu’un fait vraiment dans sa salle de bain ou devant son miroir. Les vidéos de routine rassurent, car elles donnent un cadre. Elles montrent comment un produit s’intègre dans un rituel existant, plutôt que comme un objet isolé posé sur une étagère. Une marque de skincare peut par exemple demander une routine « matin pressé » en 3 produits, filmée en temps réel, sans filtre lissant agressif.
Pour une créatrice UGC, ce type de format est une mine d’or. Il permet de varier les angles : routine pour peau sensible, routine spéciale retour de vacances, routine glow pour soirée, etc. L’important est d’associer chaque produit à un geste concret et à une sensation : la texture qui fond sur la peau, l’odeur réconfortante, la facilité à se maquiller derrière. Ce sont ces micro-détails qui créent un écho émotionnel plus fort que n’importe quel slogan.
Un bon point de départ consiste à travailler la lumière. Une routine filmée devant une fenêtre, avec un fond sobre, sera mille fois plus efficace qu’une vidéo tournée dans une pièce sombre. Pour t’aider à tirer parti de cette lumière simple, un passage par des ressources dédiées à la lumière naturelle en vidéos UGC permet d’éviter les erreurs fréquentes (contre-jour, reflets durs, ombres marquées). Si la marque vise un rendu plus « studio », il devient utile de regarder aussi les meilleures lampes pour vidéos UGC afin de garder un rendu beau mais toujours crédible.
Autour des routines, plusieurs idées ressortent pour les marques beauté :
- Routine express : une créatrice montre un rituel de 5 minutes avec un nettoyant, un sérum et un SPF, en mode « matins où tout va trop vite ».
- Routine ciblée : vidéo orientée vers un problème précis (acné adulte, tâches pigmentaires, cernes marqués) avec un focus sur 1 ou 2 produits héros.
- Routine évolutive : mini-série sur 7 ou 14 jours, où la créatrice filme le même rituel et commente les changements ressentis.
Ces formats permettent aux marques d’observer comment leurs produits sont vraiment utilisés, à quel moment de la journée, avec quels gestes. On revient à une vérité simple : en beauté, le quotidien est plus puissant que la mise en scène. Si l’UGC ressemble à une vraie vie, le spectateur se projette.

Transformations avant/après : vidéos UGC beauté qui prouvent vraiment les résultats
Les transformations avant/après restent un pilier en beauté, mais nécessitent de la transparence pour rester crédibles. L’UGC est précieux ici, car il montre des résultats sur des peaux réelles, avec des petites imperfections, des rougeurs, des pores visibles. Une créatrice peut par exemple documenter l’effet d’un soin anti-imperfections sur 4 semaines, avec la même lumière, le même cadrage et un commentaire honnête sur ce qui a vraiment changé.
Une marque de mascara peut demander un avant/après très simple : un œil nu, un œil maquillé, puis le rendu après plusieurs heures. Pour une coloration maison, ce sera le passage des cheveux ternes au résultat final, puis un check une semaine plus tard. En UGC, ces vidéos fonctionnent particulièrement bien sur TikTok ou Reels, avec des transitions rapides, mais l’essentiel reste l’honnêteté du process.
Le piège à éviter : promettre une transformation spectaculaire en quelques jours quand ce n’est pas réaliste. Les clientes reconnaissent immédiatement une promesse exagérée, et cela casse la confiance. Un bon UGC beauté sait assumer les limites du produit tout en mettant en avant les vrais bénéfices : peau plus confortable, cernes moins marqués, grain affiné.
Pour professionnaliser ces formats, un simple trépied et une bonne distance caméra/visage suffisent. Les ressources pour filmer du contenu UGC en solo donnent des repères concrets pour garder le même cadrage à chaque prise. Le son compte aussi : un retour client filmé dans une salle de bain qui résonne peut être sauvé avec l’aide de micros abordables pour vidéos UGC, qui restent compatibles avec un budget de créatrice débutante.
Ces avant/après nourrissent ensuite la bibliothèque de contenus des marques : fiches produit, newsletters, publicités. À chaque fois, c’est la même promesse implicite qui circule : « Voici ce que ce produit a donné sur quelqu’un qui te ressemble. » Quand ce message est sincère, il devient un levier de conversion très puissant.
Unboxing, crash-tests et tests honnêtes : des vidéos UGC beauté qui rassurent et intriguent
Dans le secteur beauté, le moment de l’unboxing est déjà une expérience client. Emballage, textures, parfum, première impression… Une bonne vidéo UGC saisit cet instant où la personne découvre réellement le produit. Les marques peuvent encourager des formats « ouverture de colis + premières impressions » en demandant à la créatrice de décrire ce qu’elle ressent : poids du flacon, packaging éco-conçu, surprise d’une texture gel au lieu d’une crème, etc.
À côté de l’unboxing, les crash-tests séduisent une audience plus curieuse, qui aime voir jusqu’où un produit peut aller. Tenue d’un rouge à lèvres après un repas, résistance d’un fond de teint à la chaleur, mascara versus pluie fine… On sort du discours théorique pour entrer dans une démonstration. Une marque peut par exemple demander un « 8 heures avec ce fond de teint » ou « 3 cafés, 1 repas, 0 retouche » pour son rouge.
Les tests honnêtes sont aussi ceux qui osent dire : « voilà ce que j’adore, voilà ce que j’aime moins ». Les marques beauté qui acceptent ce niveau de franchise gagnent énormément en crédibilité. L’UGC ne doit pas être un copier-coller d’une pub classique, mais une vision située d’un produit par une personne donnée, dans un contexte donné. La nuance est clé.
Pour les créatrices, ces formats demandent une petite organisation : filmer l’ouverture du colis, puis des séquences dans la journée pour suivre la tenue. Un storyboard rapide en 10 minutes suffit, avec des cases « ouverture », « premier essai », « check lumière naturelle », « check fin de journée ». L’objectif est de raconter le cycle de vie du produit sur une journée, sans surcharger la mise en scène.
Les marques qui multiplient ces vidéos obtiennent une vision fine de la perception de leurs produits : packaging apprécié ou non, textures jugées trop riches ou trop légères, réactions de la peau. On rejoint ici l’idée que les vidéos UGC sont aussi une étude de marché vivante, bien plus parlante que des chiffres bruts. Quand un crash-test montre que le produit tient, la preuve sociale est immédiate.
Tutoriels maquillage et skincare guidés par l’UGC
Les tutoriels restent l’une des formes les plus puissantes de vidéos beauté, surtout lorsqu’ils sont pensés comme des gestes simples à reproduire, et non comme un show technique. Un bon tutoriel UGC ne cherche pas à impressionner, mais à rendre le spectateur capable de refaire le look chez lui. Une marque de maquillage peut par exemple demander : « un smoky yeux bruns en 4 étapes, pour débutante », avec un focus sur l’usage de sa palette phare.
L’angle fort aujourd’hui : les tutoriels hybrides, où la créatrice parle à la caméra tout en se maquillant. Elle peut raconter la première fois qu’elle a utilisé ce rouge à lèvres pour un entretien, ou expliquer pourquoi elle a mis des années à trouver un SPF qui ne peluche pas sous le fond de teint. Le produit devient alors un prétexte pour raconter quelque chose de plus intime, tout en montrant clairement l’application.
Pour structurer un tutoriel UGC efficace :
- Annoncer le résultat final en début de vidéo (une capture rapide du make-up terminé).
- Montrer le visage nu ou à minima, pour situer le point de départ.
- Découper en étapes claires : teint, yeux, lèvres, finition.
- Insérer des mini-astuces spécifiques au produit (quantité, ordre d’application, outil conseillé).
Les outils vocaux deviennent également intéressants. Certaines créatrices préfèrent tourner la vidéo en silence, puis ajouter une voix-off. Des générateurs de voix pour UGC ou des solutions pour modifier sa voix en UGC peuvent aider à obtenir un ton constant, plus posé, sans supprimer l’émotion. L’idée n’est pas de déshumaniser la vidéo, mais d’ajouter une couche de clarté.
Les marques qui exploitent ces tutoriels les réutilisent ensuite sur leurs pages produits ou dans des publicités natives. Là encore, l’enjeu n’est pas la perfection mais la pédagogie : quand une cliente comprend vraiment comment utiliser un soin ou un maquillage, la satisfaction et la fidélité augmentent mécaniquement.
Storytelling émotionnel, POV et vlogs : donner une âme aux vidéos UGC beauté
Au-delà des formats très « produit », certaines vidéos UGC beauté s’imposent parce qu’elles racontent une histoire. Une cliente qui se réconcilie avec sa peau après des années d’acné. Une personne qui trouve enfin un fond de teint à sa carnation. Une mère qui prend 10 minutes pour elle chaque matin avec un rituel de soin. Ces récits transforment un simple flacon en symbole de quelque chose de plus grand : confiance, douceur, réparation.
Le POV (point of view) marche particulièrement bien en beauté : « POV : tu rentres tard, tu as la flemme, mais tu fais quand même ta routine parce que ta peau le mérite », filmé depuis le miroir. Ce type de vidéo ne détaille pas toutes les caractéristiques techniques du produit, mais met en scène le moment où on l’utilise. Pour la marque, c’est précieux : elle s’associe à une émotion, pas seulement à une liste d’ingrédients.
Les vlogs du quotidien sont aussi un terrain fertile. Par exemple, suivre une créatrice pendant sa journée de travail : zoom du matin, pause déjeuner, sport, soirée, avec de petits moments beauté disséminés. On touche un public qui ne veut pas regarder uniquement du contenu produit, mais aime les formats plus narratifs. Dans ce contexte, la crème mains posée sur le bureau ou le stick anti-brillance dans le sac deviennent des personnages secondaires.
Un tableau permet de mieux visualiser quelques types de vidéos UGC orientées storytelling pour les marques beauté :
| Format UGC storytelling beauté | Objectif principal | Exemple concret |
|---|---|---|
| POV « moment salle de bain » | Créer une connexion émotionnelle avec un rituel récurrent | « POV : tu te prépares pour ton premier jour au nouveau job avec cette BB crème légère » |
| Vlog « journée type » | Montrer comment les produits s’intègrent à la vraie vie | Routine matin, retouche maquillage avant une réunion, démaquillage le soir |
| Histoire personnelle | Renforcer la confiance via un témoignage vulnérable | Parcours d’une personne ayant souffert de rosacée qui a trouvé une routine apaisante |
| Mini-série transformation | Suivre des résultats réalistes dans le temps | « 30 jours avec ce sérum anti-taches » partagé chaque semaine |
Ce type de contenus demande souvent plus de préparation côté créatrice : choix des lieux, des moments, des angles. Pourtant, il peut être tourné avec très peu de matériel. Savoir comment trouver des marques beauté pour de l’UGC ouvertes à ces formats narratifs devient alors un atout. Ces marques cherchent des partenaires capables de proposer des concepts, pas seulement des vidéos techniques.
Pour les spectatrices, ces vidéos sont comme des mini-séries dans leur feed. Elles s’attachent à une personne, à son ton, à sa façon de vivre la beauté. Et si le produit s’inscrit naturellement dans ce décor, la marque gagne bien plus qu’une vente ponctuelle : elle gagne une place dans le quotidien imaginé par sa cliente.
Challenges, formats fun et UGC communautaire pour les marques beauté
Les challenges beauté restent une manière très efficace d’encourager un maximum de contenu généré par les utilisatrices. Une marque peut lancer un défi : créer un look « glow minimal » avec seulement trois produits, ou réaliser un maquillage complet teint + yeux + lèvres en cinq minutes. Les créatrices UGC peuvent être les premières à lancer le mouvement, en proposant des vidéos modèles qui donnent envie de participer.
Ce qui fonctionne bien en 2026 : les challenges qui ne reposent pas sur la performance, mais sur la participation. Pas besoin de savoir faire un cut crease parfait ; l’idée est plutôt de se montrer tel qu’on est, d’oser apparaître sans filtre, d’essayer des choses. Dans ce type de campagne, les vidéos les plus virales ne sont pas forcément les plus « parfaites », mais celles qui font sourire ou qui racontent une petite scène de vie.
Les marques peuvent aussi proposer des formats plus ludiques :
- « Get ready with me version réaliste » : montrer les essais ratés, les chutes de fard, les retouches.
- « One product, three looks » : une créatrice montre trois façons différentes d’utiliser le même produit (baume lèvres en blush, highlighter en fard, etc.).
- « Maquillage souvenir » : raconter le souvenir associé à un type de look (première soirée, premier date, réunion importante).
Pour orchestrer ces campagnes à plus grande échelle, les marques s’appuient de plus en plus sur des plateformes UGC spécialisées qui simplifient la collecte, la modération et la diffusion des vidéos. Cela évite de perdre des contenus intéressants dans des hashtags noyés sur TikTok ou Instagram, tout en gardant le contrôle sur ce qui est réutilisé en publicité.
Ce qui fait la différence, finalement, ce n’est pas le degré de « fun » en soi, mais la cohérence avec l’ADN de la marque. Un challenge minimaliste aura plus de sens pour une marque de clean skincare qu’un défi paillettes extrêmes. L’UGC beauté le plus efficace reste celui qui fait rire ou réfléchir, sans dénaturer la promesse centrale : prendre soin de soi.
Construire des vidéos UGC beauté solides : matériel, script et posture avec les marques
Derrière une vidéo UGC beauté qui semble spontanée, il y a souvent une vraie préparation. Pas une usine à gaz, mais quelques réflexes structurants. D’abord, le cadre technique : bonne lumière, son propre, cadrage stable. Ensuite, le cadre stratégique : à qui parle la vidéo, quel problème elle adresse, quel rôle joue le produit dans l’histoire. Enfin, la relation avec la marque : comment négocier, cadrer le brief, livrer plusieurs variantes sans y passer des nuits blanches.
Sur la partie matériel, il n’est pas nécessaire de s’équiper comme un plateau télé. Un smartphone récent suffit largement, complété par un petit trépied et éventuellement un micro-cravate. Pour aller plus loin sans exploser son budget, un tour d’horizon des micros abordables pour vidéos UGC permet de choisir un modèle adapté. Le son est souvent le point faible des vidéos beauté, alors qu’un audio clair peut transformer un contenu correct en vidéo vraiment professionnelle.
Le script, lui, peut rester très simple. Pour une vidéo de 30 à 60 secondes, l’ossature suivante fonctionne bien :
- Hook : une phrase ou un visuel qui parle directement à un problème (« peau qui tiraille dès 10h ? »).
- Process : démonstration de l’application, avec 1 ou 2 conseils pratico-pratiques.
- Résultat : plan rapproché du rendu, ressenti exprimé simplement.
- Call subtil : inviter à essayer, se renseigner, ou simplement à enregistrer la vidéo.
La posture professionnelle avec les marques est tout aussi importante. Savoir trouver ses premiers clients UGC, puis apprendre à cadrer ses collaborations, c’est ce qui permet de durer dans ce métier. Les marques beauté cherchent de plus en plus des créatrices capables de proposer des idées de formats adaptées à leur positionnement, pas seulement de tourner une vidéo sur commande.
Un bon réflexe : formaliser une petite grille d’offres (ex. : pack 3 vidéos routines, pack 2 avant/après + 1 tutoriel, pack storytelling). Pour la créatrice, cela clarifie le temps à investir. Pour la marque, cela donne une vision claire de ce qu’elle achète. La relation devient plus sereine et plus collaborative : chacune connaît son rôle, ses besoins, ses limites.
Où et comment utiliser ces vidéos UGC beauté pour maximiser leur impact
Une fois les vidéos tournées, la question cruciale arrive : où les utiliser pour qu’elles servent vraiment la marque ? Les réseaux sociaux sont le premier réflexe, mais loin d’être le seul. Les vidéos UGC beauté peuvent vivre sur une fiche produit, une page de catégorie, une séquence de mails de bienvenue, une campagne de retargeting, voire un écran en boutique physique.
Le site web d’une marque beauté est un excellent terrain pour intégrer des UGC. Par exemple, un carrousel de vidéos vraies clientes juste sous la description produit, ou un onglet « vu chez elles » compilant routines, avant/après et tutoriels. Ces contenus rassurent et répondent, sans le dire, à la question : « est-ce que ça marche sur des gens comme moi ? ».
Les publicités payantes tirent aussi un bénéfice énorme de l’UGC. Une vidéo tournée en lumière naturelle, avec un décor réaliste, ressemble davantage à un contenu organique dans le feed et attire une attention différente d’une publicité trop léchée. De nombreuses marques testent aujourd’hui plusieurs créatrices, plusieurs scripts, plusieurs contextes de vie, puis observent ce qui convertit le mieux. L’UGC devient alors un laboratoire vivant.
Pour la créatrice, comprendre ces usages aide à mieux proposer des formats adaptés : une vidéo destinée à une page produit n’aura pas le même rythme qu’un Reel, par exemple. Et plus elle maîtrise ces nuances, plus elle peut se positionner comme partenaire stratégique, pas uniquement comme exécutante. C’est une manière concrète de construire une carrière durable dans l’UGC beauté.
Quelles sont les meilleures idées de vidéos UGC pour une petite marque de skincare ?
Pour une petite marque de skincare, les meilleurs formats UGC sont ceux qui mettent en avant la proximité : routines du matin ou du soir en 3 à 4 produits, transformations avant/après réalistes sur plusieurs semaines, unboxing simple avec premières impressions, et tutoriels ciblés (par exemple : comment superposer vos produits sans irritations). Ces vidéos peuvent être tournées par des créatrices UGC ou par de vraies clientes guidées par un mini-brief clair. L’essentiel est de rester cohérent·e avec la promesse de la marque et de montrer la peau dans des conditions de lumière naturelle, sans filtres agressifs.
Quel matériel faut-il pour tourner de bonnes vidéos UGC beauté ?
Un smartphone récent, une bonne source de lumière (idéalement une fenêtre ou une petite lampe dédiée), un trépied stable et éventuellement un micro-cravate suffisent largement. Inutile d’investir dans un studio complet. Pour aller plus loin, tu peux explorer des ressources sur la lumière et le son, comme les guides dédiés aux meilleures lampes et aux micros abordables, qui t’aideront à améliorer ton rendu sans alourdir ton budget. La clé reste le soin apporté au cadrage, à la netteté et au son, plus que le prix du matériel.
Comment garder l’authenticité d’une vidéo UGC tout en respectant le brief de la marque ?
La première étape est d’éclaircir le brief : message clé, contraintes légales, éléments à montrer absolument. Ensuite, tu gardes la main sur ton ton, ton décor, ta manière de raconter l’histoire. L’authenticité se joue dans ta voix, tes mimiques, tes petites imperfections. Tu peux aussi proposer plusieurs variantes d’un même script (plus posé, plus dynamique, plus narratif) pour que la marque choisisse ce qui colle le mieux à son univers. Tant que tu comprends l’objectif de la marque et que tu restes fidèle à ta façon d’exprimer les choses, l’équilibre se crée naturellement.
Comment une créatrice UGC peut-elle trouver des collaborations avec des marques beauté ?
Commencer par clarifier son positionnement (types de produits, types de peaux ou de problématiques qu’elle aime aborder) aide énormément. Ensuite, il est utile de créer un petit portfolio vidéo avec quelques formats clés (routine, avant/après, unboxing, tutoriel) tournés sur des produits déjà possédés. Ce portfolio peut ensuite être envoyé à de jeunes marques, à des DNVB ou à des laboratoires, en expliquant ce que l’UGC peut apporter à leur marque. Des ressources spécialisées existent aussi pour apprendre à pitcher, structurer son offre et approcher les bonnes marques, ce qui facilite les premiers pas.
Les vidéos UGC beauté doivent-elles toujours montrer le visage sans filtre ?
Montrer la peau sans filtre reste la manière la plus convaincante de prouver les résultats d’un soin ou d’un maquillage. Cela dit, tout dépend du type de produit et de la promesse. Pour un mascara ou un rouge à lèvres, un filtre léger qui n’altère pas la couleur ou la forme peut parfois être acceptable si la marque l’autorise clairement. Le plus important est la transparence : éviter de masquer des imperfections que le produit est censé traiter, et signaler quand un effet visuel est ajouté. Les clientes sentent rapidement quand un rendu est trop lissé pour être crédible.

