Sur les réseaux, des créatrices filment avec le même smartphone… mais leurs vidéos n’ont pas du tout le même impact. Certaines captent l’œil en une seconde, d’autres se perdent dans le flux. La différence ne tient pas qu’au montage ou au matériel : elle se joue souvent dès le cadrage. Position de ton corps, choix du format vertical ou horizontal, place laissée au décor : tout envoie un message à ton audience et aux marques avec lesquelles tu veux travailler. Maîtriser ces codes, ce n’est pas devenir technicienne vidéo, c’est apprendre à raconter plus clairement ce que tu veux dire, avec ce que tu as déjà dans les mains : ton téléphone.
Dans l’univers UGC, le cadrage est à la fois esthétique et stratégique. Il influence la lisibilité des textes que tu ajoutes à l’écran, l’émotion qui passe dans ton regard, la manière dont un produit se pose dans ta main. Les briefs de marques deviennent d’ailleurs de plus en plus précis sur ces points : format demandé, plans attendus, type de présence face caméra. Une même vidéo peut être adaptée pour TikTok, Reels ou YouTube Shorts simplement en pensant en amont à la façon dont tu cadres. C’est là que ton contenu commence à ressembler à une vraie campagne, même sans studio et sans équipe de tournage.
Ce texte propose une vision très terrain du cadrage avec smartphone : comment choisir entre portrait et paysage sans te prendre la tête, quels types de plans utiliser pour un témoignage, un tuto, une mise en scène produit. L’idée n’est pas de t’enfermer dans des règles rigides, mais de t’offrir une boîte à outils concrète pour tourner plus vite, plus sereinement, et livrer des vidéos UGC qui respirent l’authenticité tout en restant professionnelles. À chaque étape, tu pourras tester, ajuster, t’observer… et faire évoluer ton style visuel à ton rythme.
En bref :
- Portrait ou paysage ? Le choix du format dépend avant tout de la plateforme et de l’usage de ta vidéo UGC.
- Le cadrage, c’est du storytelling visuel : choix du plan, place du produit, espace autour de toi créent une histoire avant même que tu parles.
- Les plans clés à maîtriser avec ton téléphone : plan poitrine, plan américain, plan pied et plans rapprochés.
- Règle des tiers et centrage t’aident à composer des images plus équilibrées, recadrables et adaptées au multi-plateformes.
- Pas besoin de matériel hors de prix : lumière maîtrisée, cadrage clair, son propre et montage simple donnent déjà un rendu pro.
- Le cadrage sert ta relation aux marques : il prouve que tu comprends les codes des réseaux, l’expérience utilisateur et la conversion.
Comprendre pourquoi le cadrage vidéo UGC change tout, même avec un simple téléphone
Avant de parler angles de vue et plans, il est utile de poser une base : dans une vidéo UGC, le cadrage n’est pas un détail esthétique, c’est la façon dont tu organises l’information dans l’image. Sur un écran de téléphone déjà saturé, une composition claire permet à ton public de comprendre en une fraction de seconde où regarder, ce qui est important, et pourquoi il devrait rester. Un cadrage brouillon, lui, oblige le cerveau à faire des efforts… et l’utilisateur scrolle.
Le premier effet du cadrage, c’est la perception de ton professionnalisme. Une créatrice qui se filme coupée au niveau du front, avec trop d’espace vide au-dessus ou un produit caché par un sous-titre, donne malgré elle l’impression de débuter. À l’inverse, un plan simple mais construit, avec les bons espacements et un arrière-plan maîtrisé, envoie immédiatement le signal : “cette personne sait ce qu’elle fait”. Les marques remarquent ces détails au moment de sélectionner des profils.
Le cadrage agit aussi comme un filtre émotionnel. Un plan poitrine vertical crée une proximité quasi instantanée, parfait pour un avis sincère sur un sérum ou un retour d’expérience après une collaboration. Le même message cadré en plan pied, loin de la caméra, donnera une impression plus distante, presque institutionnelle. Pourtant, dans les deux cas, tu utilises le même téléphone. Ce qui change, c’est l’intention visuelle.
Autre point souvent sous-estimé : le cadrage impacte directement la performance marketing d’une vidéo. Sur un format type “tutoriel rapide”, si tes mains sortent du champ au moment clé, l’audience décroche. Pour une vidéo pensée pour les réseaux sociaux, si le produit est trop bas dans le cadre, il se retrouve caché par l’interface de l’application ou par la barre de légende. Ce ne sont pas juste des “erreurs de style”, ce sont des freins à la compréhension du message, donc à la conversion.
Sur le terrain, beaucoup de créatrices passent au niveau supérieur dès qu’elles commencent à réfléchir à leurs plans comme à une mini-scène. Par exemple, Lina, créatrice UGC beauté, tournait au départ toutes ses vidéos serrées sur son visage. Les marques appréciaient son énergie, mais les produits étaient peu visibles. En travaillant des plans américains verticaux, elle a pu montrer à la fois son expression et le geste d’application. Résultat : meilleure compréhension du produit, plus de réutilisations par les marques en ads, et donc plus de contrats.
Enfin, le cadrage n’est pas isolé du reste de ta stratégie. Il se combine avec la lumière, le son, le montage et la narration. Si tu optimises déjà ta lumière naturelle grâce à des ressources comme ce guide sur la lumière naturelle ou que tu as investi dans une lampe adaptée aux vidéos UGC, le cadrage devient le dernier maillon pour transformer ton smartphone en petit studio. Chaque ajustement visuel que tu fais est une preuve supplémentaire de ta maîtrise du métier.
La première clé à garder en tête : cadrer, c’est décider volontairement ce qui entre dans le champ… et ce qui n’y entre pas. À partir de là , tout devient plus simple à structurer dans tes futures vidéos.

Portrait ou paysage avec ton smartphone : choisir le bon sens pour tes vidéos UGC
La question revient sans arrêt dans les messages de créatrices : “Il faut filmer en vertical ou en horizontal ?”. La réponse tient en une phrase : le bon cadrage commence par le bon sens de captation, choisi en fonction de la destination de ta vidéo. Ce choix en amont t’économise beaucoup de recadrages douloureux au montage, et évite de perdre en qualité quand tu réadaptes le format.
Pour les contenus UGC destinés à TikTok, Reels ou Shorts, le format vertical est aujourd’hui la norme. Ces plateformes sont pensées pour une consommation plein écran en mode portrait, smartphone en main. Filmer directement en vertical te permet d’utiliser chaque centimètre d’écran, de placer ton texte dans les zones libres, de garder ton regard bien proche de l’utilisateur. Les témoignages, avis produits, “get ready with me”, démonstrations rapides ou idées issues d’idées de vidéos UGC beauté sont particulièrement efficaces dans ce cadrage.
Le format horizontal reste précieux pour d’autres usages. Une marque peut te briefer sur une vidéo pensée pour un site web, une landing page ou une présentation interne. Dans ce cas, le paysage permet de mieux contextualiser : on voit un bureau, un atelier, un salon, bref, un environnement plus large. Ce format s’adapte mieux aux écrans d’ordinateur ou aux intégrations sur YouTube classique. Il devient très intéressant si la vidéo doit vivre au-delà des réseaux sociaux.
Dans la pratique, de nombreuses créatrices jouent aujourd’hui sur les deux formats dans une même stratégie. Par exemple, un tournage principal en horizontal, bien construit, sera ensuite recadré en vertical pour les extraits les plus forts. Pour que ce soit possible sans perdre la moitié de ton image, il est essentiel de penser composition hybride : centrer légèrement plus ton sujet, éviter les éléments importants trop proches des bords, anticiper les zones qui seront coupées en recadrant.
Le format vertical a ses propres repères. En portrait, placer la personne au centre fonctionne très bien, surtout si elle occupe environ les trois quarts de l’écran. Cela minimise le rôle du fond et met en valeur le visage, idéal pour un contenu axé sur l’émotion. Il est important de laisser un peu d’“air” au-dessus de la tête pour ne pas la couper, tout en évitant un espace vide démesuré qui casse l’équilibre. Comme le décor est moins visible, tu peux filmer dans des lieux variés sans que cela perturbe le message.
En paysage, la fameuse règle des tiers devient une alliée. En activant la grille de ton smartphone, tu divises l’image en neuf rectangles. Les points de croisement des lignes guides sont des zones où l’œil se pose naturellement. Placer ton visage ou ton produit sur l’un de ces points crée un cadre plus dynamique que si tout était au centre. Tu peux, par exemple, te mettre sur le tiers gauche et laisser le tiers droit à un texte explicatif, à une démonstration de produit ou à un décor parlant.
Pour t’aider à clarifier quel sens choisir selon le projet, un repère simple :
| Usage principal | Format conseillé | Point de vigilance cadrage |
|---|---|---|
| TikTok, Reels, Shorts, stories | Portrait (vertical) | Sujet centré, occuper 3/4 de l’écran, laisser de l’air au-dessus de la tête |
| Site web, YouTube long, présentation | Paysage (horizontal) | Utiliser la règle des tiers, penser à la lisibilité des éléments du décor |
| Vidéo multi-plateformes (réutilisable) | Paysage centré, recadrable en vertical | Garder le sujet au centre, éviter les infos importantes aux extrémités |
Une bonne habitude consiste à noter dans ton document de préparation : “Format principal : vertical pour Reels” ou “Format principal : horizontal + recadrage”. Cela influence tout le reste : distance par rapport à la caméra, choix du décor, taille du texte que tu ajouteras en post-production grâce à des applications de montage UGC.
En prenant ce réflexe, tu te mets déjà dans une posture stratégique. Tu ne filmes plus “au hasard”, tu crées avec une destination claire en tête, ce qui change complètement la perception que les marques ont de ton travail.
Regarder quelques tutoriels spécialisés sur le tournage mobile t’aidera à visualiser concrètement comment les créateurs jouent avec le passage du vertical au horizontal, et comment ils composent leurs scènes.
Les principaux types de plans UGC à maîtriser : plan poitrine, plan américain, plan pied et plans rapprochés
Une fois le sens choisi, la vraie question devient : quelle “distance” adopter entre toi, ton téléphone et ton audience ? Cette distance se traduit par les différents types de plans. En UGC, quatre grandes échelles reviennent en boucle : plan poitrine, plan américain, plan pied et plan rapproché. Chacune crée une sensation différente et sert un objectif précis.
Le plan poitrine, qui cadre de la tête jusqu’un peu en dessous de la poitrine, est probablement le plus polyvalent en vertical. Il installe une atmosphère intimiste, parfaite pour un avis honnête, un storytelling personnel ou une explication détaillée. On voit ton visage, tes mains si tu les montes légèrement, et un peu de décor, sans se perdre dans les détails. Sur un témoignage “avant / après” ou une vidéo issue d’un montage à partir de photos UGC avec quelques plans filmés, ce cadrage fait naturellement ressortir l’émotion.
Le plan américain, qui coupe au-dessus des genoux ou mi-cuisses, intègre davantage ton langage corporel. Cette échelle fonctionne très bien pour les démos où tu manipules un produit (sac, appareil, vêtement), ou pour des formats dynamiques où tu te lèves, marches légèrement, changes de position. En interview UGC, il permet de montrer le lien entre la personne et son environnement : un bureau créatif, un coin beauty, un plan de travail culinaire. Il offre un bon équilibre entre proximité et contexte.
Le plan pied, de la tête aux pieds, sert surtout à situer la scène ou à mettre en avant une tenue, une posture, une entrée dans le cadre. Dans les vidéos de marques mode ou sport, on le voit souvent en ouverture : la créatrice apparaît de loin, puis la vidéo enchaîne sur un plan plus serré. Ce plan est également très utile en paysage pour présenter un lieu : nouveaux locaux, boutique, studio. Il laisse au décor un rôle important dans le récit.
Le plan rapproché, cadré sur la tête et le haut des épaules, renforce énormément l’intensité du message. Sur un écran de téléphone, il peut presque sembler intrusif, car le visage occupe tout l’espace. Ce plan est parfait pour des plans de coupe, des réactions, des punchlines courtes glissées dans une vidéo plus longue. En revanche, sur un format professionnel plus “institutionnel”, mieux vaut l’utiliser avec parcimonie pour ne pas mettre le spectateur mal à l’aise.
Dans la pratique UGC, ces plans ne se vivent pas comme des règles, mais comme des briques de construction. Par exemple, une séquence type peut ressembler à ceci :
- Ouverture en plan pied ou plan américain, pour planter le décor et le contexte.
- Message principal en plan poitrine, pour le cœur du témoignage ou du tuto.
- Moments clés en plan rapproché, pour une phrase forte ou une réaction émotionnelle.
Cette variation crée du rythme sans avoir besoin de transitions complexes au montage. Avec un simple smartphone, il suffit parfois d’avancer ou reculer légèrement le trépied, ou de changer l’orientation pour obtenir un nouveau plan. Les créatrices qui tournent plusieurs formats en une seule session jouent énormément avec ces changements d’échelle.
Pour t’aider, tu peux imaginer un personnage fictif, comme Emma, créatrice freelance. Sur un brief de marque skincare, elle commence par un plan américain debout dans sa salle de bain pour présenter le produit. Elle s’approche ensuite en plan poitrine devant le miroir pour parler de sa problématique de peau, puis termine en plan rapproché pour une phrase impactante du type “C’est le seul sérum que ma peau tolère en hiver”. Trois plans, un même téléphone, mais une histoire beaucoup plus vivante.
À chaque fois que tu prépares un tournage, une question simple à te poser : quelle sensation veux-tu créer ? Proximité, contexte, démonstration, intensité. Le bon choix de plan devient alors une évidence, plus qu’un casse-tête technique.
Explorer quelques analyses de scènes t’aidera à repérer ces échelles de plans dans les contenus populaires, puis à les réutiliser consciemment dans tes propres vidéos.
Composer des vidéos UGC fluides : règle des tiers, espace, texte et multi-plateformes
Une fois à l’aise avec les formats et les plans, il reste un niveau de finesse que beaucoup de créatrices négligent : la composition globale de l’image. Là , la règle des tiers et la gestion de l’espace deviennent de puissants outils pour rendre tes vidéos plus lisibles, plus “proprement” réutilisables par les marques, et surtout plus agréables à regarder.
La règle des tiers, côté paysage, a déjà été évoquée. Elle peut aussi t’inspirer en vertical. Tu peux par exemple aligner ton regard avec le tiers supérieur de l’écran, et laisser les deux tiers inférieurs dégagés pour le produit, le texte, ou un geste explicatif. L’idée n’est pas d’appliquer une formule mathématique, mais de te demander où tu veux que l’œil se pose d’abord, puis ensuite.
Si tu sais que la marque ajoutera des éléments graphiques, textes ou logos à côté de toi, pense à cadrer en laissant un espace utilisable dans l’image. En paysage, filmer la personne aux trois quarts d’un côté laisse place pour incruster des visuels, captures d’écran, comparatifs. En vertical, garder légèrement plus d’espace au-dessus du produit permet de placer un texte sans le couper. Sur le long terme, cette anticipation te rend précieuse pour des marques qui souhaitent transformer ton contenu UGC en publicité native.
Un autre réflexe utile : imaginer à quoi ressemblerait ta vidéo si tu devais la recadrer en carré ou en vertical pour une autre plateforme. Garder le sujet au centre donne plus de marge. Les créatrices qui travaillent beaucoup en cross-canal, par exemple pour des campagnes multi-réseaux décrites dans ces outils pour gérer tes collaborations UGC, choisissent souvent cette voie pour simplifier la suite.
La place du texte à l’écran est aussi une histoire de cadrage. Avant même de tourner, tu peux visualiser tes zones “intouchables” : en bas de l’écran, la zone de description et les boutons des applications, en haut les noms de comptes ou certaines interfaces. L’objectif : ne pas y placer les informations essentielles. C’est encore plus vrai si tu génères des sous-titres automatiques avec des outils dédiés, comme ceux listés dans ce guide pour créer des sous-titres UGC. Un bon cadrage laisse l’espace nécessaire pour ces éléments sans écraser ton visage.
Enfin, la composition se joue aussi dans la manière dont tu utilises ton arrière-plan. Même s’il est flou ou peu visible en format portrait serré, il raconte quelque chose : une chambre en désordre ne transmet pas la même impression qu’un coin épuré, même si tu parles du même produit. Il n’est pas nécessaire de viser la perfection Instagram, mais au moins la cohérence avec ton message. Une vidéo sur l’organisation aura plus de force dans un environnement visuellement ordonné, par exemple.
Au fil du temps, tu verras que ces choix ne te ralentissent pas, ils t’accélèrent. Tu réfléchis en amont, tu cadres une bonne fois, tu tournes plusieurs prises, puis tu n’as plus à rattraper des erreurs au montage. La composition devient une habitude mentale, presque un “filtre interne” qui s’active dès que tu poses ton smartphone sur son trépied.
Un bon moyen de progresser consiste à analyser tes propres vidéos les plus performantes. Où te plaçais-tu dans le cadre ? Combien d’espace laissais-tu autour de toi ? Le produit était-il lisible ? Ces observations concrètes sont souvent plus utiles qu’un long cours théorique, parce qu’elles partent de ta réalité actuelle de créatrice.
Mettre le cadrage au service de ta pratique UGC au quotidien : organisation, matériel simple et confiance
Le cadrage ne doit pas rester une idée abstraite qui te bloque au moment de tourner. Il devient puissant quand il entre dans ta routine. Une créatrice qui filme régulièrement développe des réflexes très concrets : elle pose toujours son trépied à la même distance pour un plan poitrine, connaît l’angle qui met le mieux son visage en valeur, sait quel coin de son appartement fonctionne pour un plan américain vertical. Cette répétition réduit la charge mentale et libère la créativité.
Un premier levier, c’est ton environnement. Tu peux repérer chez toi ou dans ton espace de tournage 2 ou 3 “spots cadrage” fixes : un mur clair pour les témoignages, un bureau pour les plans produits, une fenêtre pour profiter de la lumière naturelle. Avec quelques ajustements simples et l’aide des conseils disponibles sur la lumière naturelle en vidéo UGC, tu obtiens déjà des images plus constantes, sans avoir à réinventer toute la mise en scène à chaque tournage.
Le matériel reste minimal : un smartphone, un trépied stable, éventuellement une petite lampe et un micro correct, comme ceux présentés dans cette sélection de micros abordables pour vidéos UGC. Ce n’est pas l’équipement qui fait le cadrage, mais il t’aide à rester concentrée sur ta position, ton regard, ta gestuelle. Plus ton setup est simple à installer, plus tu seras régulière.
Pour organiser ta pratique, quelques exercices concrets peuvent t’aider :
- Définir ton “plan signature” pour les témoignages : hauteur de caméra, distance, orientation, type de décor.
- Créer un petit storyboard en 10 minutes avec trois plans clés (ouverture, message, conclusion).
- Tourner une même vidéo courte en trois cadrages différents (plan poitrine, plan américain, plan rapproché), puis comparer le ressenti.
Ces tests te permettent d’observer ce qui te ressemble le plus, ce qui met ton énergie en valeur, et ce qui parle le mieux à ton audience. L’objectif n’est pas de copier ce que font les autres, mais de trouver une grammaire visuelle qui te correspond vraiment.
Le cadrage participe aussi à ta confiance. Se voir filmée de près peut réveiller beaucoup de doutes : on remarque chaque détail de son visage, chaque mimique. Jouer avec les distances te permet de t’apprivoiser. Certaines créatrices commencent avec des plans un peu plus larges, puis resserrent au fur et à mesure qu’elles se sentent plus à l’aise. D’autres choisissent un angle légèrement de biais plutôt que frontale, ce qui peut être plus flatteur selon les visages.
Sur le plan professionnel, être capable de parler cadrage avec une marque renforce ton positionnement. Quand un brief arrive, tu peux proposer : “Pour ce tutoriel, un plan américain vertical sera idéal pour bien voir vos produits dans mes mains”, ou “On peut ouvrir en plan pied pour montrer le lieu, puis passer en plan poitrine pour l’explication”. Cette capacité de projection rassure beaucoup un partenaire, surtout dans un contexte où les budgets UGC se structurent de plus en plus, comme on le voit dans les discussions sur les tarifs UGC vidéo et photo.
En intégrant ces réflexes à ton quotidien, le cadrage devient un allié silencieux. Tu ne penses plus à chaque centimètre, mais tu sais que ton image est lisible, cohérente, pro. Tu peux alors consacrer ton énergie à ce qui fait vraiment la différence en UGC : ton regard, ton histoire, ta façon unique de présenter les choses.
| À retenir : |
|---|
| Idée reçue : “Le cadrage, c’est secondaire, l’important c’est d’être naturelle.” |
| Réalité : un bon cadrage renforce ton authenticité en rendant ton message plus clair et plus agréable à regarder. |
| Clé : choisis ton format (portrait/paysage), ton type de plan et ton spot de tournage avant même d’appuyer sur Rec. |
| Action : tourne aujourd’hui une courte vidéo UGC en testant trois cadrages différents, puis note celui qui te ressemble le plus. |
Quel est le meilleur cadrage UGC pour TikTok et Reels avec un téléphone ?
Pour TikTok, Reels et Shorts, privilégie un cadrage en format portrait (vertical) avec un plan poitrine ou un plan américain. Place-toi au centre, occupe environ les 3/4 de l’écran et laisse un peu d’espace au-dessus de ta tête. Ce cadrage fonctionne très bien pour les témoignages, les avis produits et les tutos courts, tout en restant lisible sur un petit écran de smartphone.
Comment éviter de couper la tête ou le produit dans mes vidéos UGC ?
Avant de filmer, vérifie toujours ton cadre en bougeant légèrement : lève les bras, penche-toi, montre le produit comme tu le feras en tournage. Laisse de l’air au-dessus de ta tête et évite de coller tes mains au bord de l’écran. En activant la grille de ton téléphone, cale ton regard sur la ligne supérieure et garde le produit dans le tiers central pour limiter les risques de recadrage malheureux au montage.
Faut-il toujours se centrer dans le cadre pour une vidéo UGC ?
Se centrer fonctionne très bien pour les formats verticaux, surtout si tu débutes. Mais dès que tu es plus à l’aise, jouer avec la règle des tiers en paysage ou laisser un côté du cadre libre pour du texte, un produit ou un décor rend tes vidéos plus dynamiques. L’essentiel est que l’élément principal (toi ou le produit) reste clairement lisible et ne soit pas caché par les interfaces des plateformes.
Comment adapter un mĂŞme tournage UGC Ă plusieurs plateformes ?
Pour un contenu multi-plateformes, filme idéalement en format paysage avec le sujet bien centré, puis recadre en vertical ou carré au montage. Anticipe les zones qui seront coupées en évitant de placer des infos importantes sur les bords. Tu peux ensuite adapter facilement ta vidéo pour un site web, YouTube, TikTok ou Instagram, surtout si tu utilises des applications de montage optimisées pour l’UGC.
Le cadrage suffit-il pour avoir un rendu professionnel en UGC ?
Le cadrage est une base essentielle, mais il travaille en duo avec la lumière, le son et le montage. Une lumière douce, un son propre et un montage clair renforcent immédiatement la qualité perçue de ton contenu. Tu peux t’appuyer sur des ressources dédiées au matériel simple (micro, lumière, apps) et aux bonnes pratiques de tournage UGC pour faire monter l’ensemble de ton niveau, sans passer sur du matériel coûteux.

