Les tarifs UGC font souvent l’effet d’une grande boîte noire. D’un côté, des marques qui voient l’UGC comme un levier puissant, flexible et plus accessible que les tournages classiques. De l’autre, des créatrices qui se demandent encore si facturer 150 €, 400 € ou 1 500 € pour une vidéo est « normal ». En 2026, les budgets continuent d’augmenter, les formats se professionnalisent, mais la même question revient : combien facturer une vidéo ou une photo UGC sans se brader ni faire fuir les clients ? Le sujet est sensible, car il touche directement à la valeur de ton travail, de ton temps et de ta créativité.
Ce qui change réellement le jeu aujourd’hui, ce n’est pas seulement le nombre de vues ou la beauté d’un feed. C’est la capacité à livrer des contenus efficaces, adaptables aux plateformes et aux campagnes payantes, tout en restant profondément humains. Les marques ne paient plus juste pour « une vidéo sympa », mais pour un contenu pensé pour performer : hook travaillé, storytelling fluide, cadrage soigné, montage optimisé pour TikTok, Reels ou Ads. La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des repères pour fixer tes prix, des grilles simples à adapter, et une logique claire derrière chaque euro facturé. L’enjeu n’est pas de copier un tarif vu sur LinkedIn, mais de construire une base solide, argumentée et alignée avec ton niveau, tes conditions et tes ambitions. Tout au long de cet article, tu vas pouvoir poser des chiffres concrets sur ce que tu fais déjà peut‑être de façon instinctive, et transformer tes talents en offre claire et assumée.
En bref :
- Une vidéo UGC standard se facture généralement entre 150 € et 300 € pour les profils débutants, et grimpe facilement à 300 € – 1 000 € quand la qualité, l’expérience et les droits d’utilisation suivent.
- En 2026, les marques investissent davantage dans des packs de contenus (plusieurs vidéos + photos), avec des tarifs globaux allant de 600 € à plus de 3 000 € selon la complexité.
- Les prix varient selon 5 grands facteurs : temps passé, complexité du format, usage publicitaire, expertise du ou de la créatrice, et droits d’utilisation.
- Facturer juste, c’est aussi poser un minimum, clarifier ce qui est inclus (rushs, montages, retakes) et distinguer clairement usage organique et usage en publicité.
- La meilleure protection contre le « on n’a pas de budget » reste un positionnement clair, un portfolio solide et des argumentaires simples sur la valeur de ton contenu.
Comprendre les bases des tarifs UGC 2026 : vidéos et photos de contenu
Avant de poser un chiffre sur une vidéo ou une photo, il est essentiel de clarifier ce que recouvre vraiment le mot « UGC » aujourd’hui. On ne parle plus seulement d’un avis filmé à la volée, mais d’un contenu pensé comme un mini-actif marketing pour la marque. C’est ce qui explique l’écart énorme entre une « vidéo à 30 € » sur une plateforme automatisée et une vidéo UGC sur‑mesure à plusieurs centaines d’euros. Dans un cas, on achète du volume. Dans l’autre, on investit dans une vision, une intention, un savoir‑faire.
Concrètement, une vidéo UGC en 2026, c’est souvent un mélange de plusieurs éléments : un angle narratif, un script (écrit par la marque ou la créatrice), un tournage adapté au produit, parfois des transitions, des textes incrustés, une optimisation pour un format vertical, voire plusieurs déclinaisons pour des campagnes publicitaires. Tu ne vends donc pas seulement « une minute de vidéo », tu vends un processus complet : réflexion, préparation, tournage, montage, retours, export, livraison.
Pour rendre ces logiques plus tangibles, imagine Lina, créatrice UGC qui s’est lancée il y a un an. Au début, elle facturait 80 € par vidéo, parce qu’elle pensait devoir rester « abordable » pour signer ses premières collabs. Elle passait pourtant des heures à tourner, refaire ses prises, ajuster le son, répondre aux retours. En suivant son temps réel et en comparant ses prix avec d’autres créatrices, elle s’est aperçue qu’elle gagnait moins que le SMIC horaire. Elle a alors décidé de structurer ses offres et de poser un plancher non négociable. Résultat : moins de projets épuisants, plus de clients alignés, et des tarifs qui reflètent enfin ses compétences.
Pour t’aider à y voir clair, voici une grille de repères réalistes des tarifs UGC en 2026 :
| Type de contenu UGC | Usage principal | Fourchette de prix courante | Profil de créatrice concerné |
|---|---|---|---|
| Vidéo UGC simple (face cam, 30–60 sec) | Organique (TikTok, Reels, Shorts) | 150 € – 300 € | Débutante avec portfolio en construction |
| Vidéo UGC travaillée (montage, B‑roll, texte) | Organique + réutilisation multi‑plateformes | 300 € – 800 € | Profil intermédiaire / confirmé |
| Vidéo UGC publicitaire (optimisée Ads) | Publicité Meta / TikTok / YouTube | 700 € – 2 000 € | Créatrice expérimentée, historique de résultats |
| Pack photos UGC (10 à 20 visuels produits) | Site, social media, newsletters | 200 € – 700 € | Tout niveau, selon qualité et retouches |
| Pack complet (3 vidéos + 15 photos) | Lancement, campagne saisonnière | 800 € – 3 000 € | Créatrice structurée, gestion de projet incluse |
Ces chiffres ne sont pas une loi, mais une base de réflexion. L’important est surtout de comprendre ce qui justifie une montée en gamme : ton niveau, tes retours clients, les droits cédés, le nombre de déclinaisons, la complexité du montage. Ensuite, tout se joue dans ta capacité à expliquer simplement d’où vient ton prix.
Pour poser tes premiers repères, tu peux déjà :
- Suivre ton temps sur 3 ou 4 projets pour voir ce que représente réellement « une vidéo ».
- Lister toutes les étapes que tu gères (brief, tournage, montage, gestion des retours, livrables).
- Décider d’un taux horaire plancher en dessous duquel tu ne descends plus.
- Observer les grilles de prix d’autres créatrices proches de ton niveau, sans te comparer à l’aveugle.
Une fois ce socle posé, tu peux commencer à affiner tes offres selon les formats et les cas de figure, plutôt que de répondre au hasard à chaque demande.

Facteurs clés qui influencent les tarifs UGC : au‑delà de la durée de la vidéo
La question qui revient souvent dans les mails de marques, c’est : « C’est combien pour une vidéo de 30 secondes ? ». Pourtant, la durée n’est qu’un tout petit morceau du puzzle. Une vidéo courte peut être très exigeante (hook ultra travaillé, transitions, tournage sur plusieurs lieux), alors qu’une vidéo unboxing de 45 secondes peut être tournée simplement en une prise. Ce qui fait vraiment varier les prix, ce sont les facteurs cachés que tu gères en coulisses, souvent sans même t’en rendre compte.
On peut les regrouper en quelques grandes catégories faciles à mémoriser. Chaque fois qu’une marque te demande un devis, tu peux mentalement passer ces critères en revue pour ajuster ton tarif, au lieu de dégainer un prix « standard » qui ne tient pas compte de la réalité du projet.
Complexité du format et niveau de préparation
Une vidéo face cam simple, lumière naturelle, script fourni par la marque et montage basique n’aura pas le même coût qu’une vidéo avec plusieurs plans, B‑roll, texte incrusté, sons tendances, tournage dans différents lieux et storyboard travaillé. Quand tu acceptes un projet, pose‑toi ces questions :
- Le script est‑il fourni ou dois‑tu le concevoir toi‑même (recherche, rédaction, ajustements) ?
- Combien de plans différents sont nécessaires (plan produit, plan visage, mise en situation…) ?
- Y a‑t‑il des contraintes spécifiques : décors à acheter, accessoires, déplacements, location d’espace ?
- Quel niveau de montage est attendu : cut simple, effets, sous‑titres dynamiques, animations texte ?
Chaque « oui » à ces questions représente du temps et souvent des coûts supplémentaires. Ils doivent se refléter dans ton tarif final. Une créatrice qui tourne dans son salon avec son iPhone ne facture pas la même chose qu’une créatrice qui prévoit un tournage en extérieur, du B‑roll soigné, un montage rythmé pour une campagne Ads.
Urgence, expertise et secteur de la marque
Un autre point souvent oublié dans les échanges, c’est le délai. Une vidéo demandée « pour hier » sous‑entend des soirées de montage, des samedis travaillés, parfois la priorisation de ce projet par rapport aux autres. Dans d’autres secteurs, cette urgence est facturée naturellement. L’UGC mérite la même logique.
De la même façon, ton expérience compte. Une créatrice qui sait structurer un hook efficace, capter l’attention en trois secondes, adapter une vidéo à TikTok Ads ou Meta Ads, et qui a des retours chiffrés sur ses contenus (ROAS, taux de clic, conversions) apporte bien plus qu’un simple tournage. Elle livre une compétence stratégique. Ce niveau d’expertise justifie des tarifs plus élevés.
Le secteur de la marque joue aussi. Une startup skincare qui teste encore son produit n’a pas le même budget qu’une grande app de finance ou une marque tech bien installée. Pour rester juste, tu peux adapter :
- Le niveau de service (moins de déclinaisons, moins de retours inclus).
- Le type de contenu (vidéo simple plutôt que campagne complète).
- Le nombre de livrables à l’intérieur du budget donné.
| Facteur | Impact sur le prix | Exemple concret |
|---|---|---|
| Complexité du format | + 30 à 100 % sur le tarif de base | Vidéo avec 5 plans + B‑roll vs simple face cam |
| Urgence | + 20 à 50 % selon le délai | Livraison en 48 h au lieu de 10 jours |
| Expertise de la créatrice | Tarif horaire plus élevé | Créatrice avec portfolio solide et résultats chiffrés |
| Secteur et taille de la marque | Budget global plus ou moins élevé | Grande marque internationale vs petit e‑shop local |
| Droits d’utilisation | Majoration significative | Utilisation mondiale, longue durée, Ads inclus |
Pour résumer cette partie, ton tarif UGC n’est jamais un chiffre isolé tombé du ciel. C’est une combinaison de paramètres que tu peux expliquer calmement à une marque : temps, complexité, expertise, usage. Plus tu es claire là ‑dessus, plus il est simple d’obtenir un oui au prix juste.
Combien facturer une vidéo UGC en 2026 : repères chiffrés et exemples concrets
Passons maintenant à ce que tu attends sûrement : les chiffres. Même si chaque collaboration reste unique, il existe des tendances de marché assez nettes pour 2026. Elles s’observent dans les agences UGC, les studios spécialisés, les plateformes et surtout les discussions off entre créatrices. L’idée n’est pas de te dire « tu dois facturer exactement ça », mais de t’offrir une base crédible pour construire ta propre grille.
On peut distinguer plusieurs grandes familles de vidéos UGC, en fonction de la complexité et de l’usage. Une vidéo test produit organique, postée en story ou en Reels, n’a pas le même rôle qu’une vidéo pensée dès le départ pour une campagne TikTok Ads à gros budget. Et fatalement, le prix suit.
Fourchettes de prix réalistes pour les vidéos UGC
Voici une synthèse des tarifs les plus observés en Europe francophone :
| Type de vidéo UGC | Description | Fourchette de prix 2026 | Notes |
|---|---|---|---|
| Vidéo basique (1–2 min) | Face cam, unboxing simple, montage léger | 100 € – 250 € | Idéal pour débuter, usage organique uniquement |
| Vidéo standard optimisée social | 30–60 sec, hook travaillé, sous‑titres, B‑roll | 250 € – 600 € | Niveau intermédiaire, bonne qualité visuelle |
| Vidéo de haute qualité (2–5 min) | Tutoriel, storytelling, montage avancé | 300 € – 750 € | Parfait pour fiches produits, landing pages |
| Vidéo publicitaire UGC | Script optimisé Ads, plusieurs hooks testables | 700 € – 2 000 € | Inclut souvent plusieurs variantes pour A/B test |
| Vidéo premium multi‑formats | 1 vidéo source + déclinaisons 9:16, 1:1, 4:5 | 1 000 € et + | Usage intensif, campagnes multi‑plateformes |
En dessous de 100 € pour une vidéo, on est généralement sur des modèles très industriels, où la quantité prime sur la qualité. À l’inverse, au‑delà de 2 000 €, on parle souvent de créatrices très établies, de campagnes stratégiques ou de packs complets (plusieurs vidéos, options, rushs, etc.).
Pour ne pas te perdre, tu peux te repérer avec ces balises simples :
- Si tu démarres : 150 € – 300 € par vidéo est une base saine, à condition de ne pas y inclure dix retakes et une post‑prod sans fin.
- Si tu es à l’aise, avec des résultats : viser 300 € – 800 € te permet d’intégrer ton expertise stratégique.
- Si la vidéo est pensée pour de la publicité : en‑dessous de 700 €, interroge‑toi sur les droits, l’ampleur et l’impact attendu.
Tarifs pour les photos UGC et les packs contenus
Les photos UGC restent parfois sous‑valorisées, alors qu’elles sont omniprésentes : sites e‑commerce, pages produits, ads statiques, newsletters, publications quotidiennes. Une série de 10–20 photos de produit stylées, cohérentes et exploitables sur plusieurs supports peut faire une vraie différence pour une marque.
| Type de prestation | Contenu inclus | Tarifs observés | Usage typique |
|---|---|---|---|
| Mini pack photos UGC | 5–10 photos retouchées | 150 € – 300 € | Feed Instagram, fiches produits simples |
| Pack photos complet | 15–25 photos, plusieurs mises en scène | 300 € – 700 € | Site, réseaux, catalogues digitaux |
| Pack mixte vidéo + photos | 2–3 vidéos + 10–20 photos | 800 € – 2 000 € | Lancement produit, campagne saisonnière |
Les packs ont un avantage énorme : ils permettent à la fois à la marque de mutualiser ses coûts, et à la créatrice de stabiliser ses revenus. Au lieu de courir après une vidéo par‑ci par‑là , tu peux négocier des collaborations récurrentes avec plusieurs vidéos et séries de photos par mois.
Pour avancer concrètement, tu peux déjà définir :
- Un tarif minimum pour une vidéo simple, en dessous duquel tu ne vas plus.
- Un pack « starter » (1 vidéo + 5 photos) et un pack « boost » (3 vidéos + 15 photos).
- Une option Ads qui ajoute les droits publicitaires à ton tarif de base.
Ces repères vont te servir de grille de lecture chaque fois qu’une nouvelle demande arrive dans ta boîte mail, au lieu de repartir de zéro à chaque fois.
Comment calculer un tarif UGC juste : méthode simple et exemples de calcul
Une fois les repères de marché connus, reste la question qui fige beaucoup de créatrices : Comment transformer tout ça en un prix concret pour un projet précis ? Plutôt que de te baser sur des chiffres au hasard, tu peux utiliser une méthode très simple : partir de ton temps, ajouter tes coûts, puis intégrer la valeur apportée à la marque. Cela te donne un tarif argumenté, défendable, et surtout cohérent sur la durée.
Étape 1 : calculer ton temps réel
Commence par découper une prestation UGC type en étapes. Par exemple, pour une vidéo :
- Prise de brief (échanges mails, visio) : 30 minutes à 1 heure.
- Préparation (idées, script, moodboard) : 1 à 2 heures.
- Tournage (mise en place, prises, changements de plans) : 1 Ã 3 heures.
- Montage (sélection, cuts, musique, sous‑titres) : 2 à 4 heures.
- Retours et ajustements : 30 minutes à 2 heures.
Au total, une « simple » vidéo peut donc représenter entre 5 et 10 heures de travail. En posant un taux horaire de 40 € par exemple, on arrive déjà à 200 € – 400 €, sans compter les coûts matériels ni les droits d’utilisation.
Étape 2 : ajouter tes coûts et les droits d’utilisation
Ensuite, pense aux coûts cachés :
- Matériel : smartphone, trépied, micro, lumière, logiciels de montage.
- Décors et accessoires : fonds, objets, stylisme, consommables.
- Frais divers : électricité, connexion, stockage cloud, abonnements musique.
Ces coûts peuvent être dilués dans ton taux horaire ou venir justifier une partie fixe dans tes prestations. Enfin, il y a les droits d’utilisation. Une marque qui utilise ta vidéo uniquement sur son compte TikTok pendant 3 mois ne paie pas la même chose qu’une marque qui veut une utilisation mondiale, sur toutes les plateformes, en publicité, pendant un an.
| Type d’utilisation | Durée | Majoration conseillée | Exemple |
|---|---|---|---|
| Organique, un seul réseau | 3–6 mois | Inclus dans le tarif de base | Post TikTok sur le compte de la marque |
| Organique, multi‑réseaux | 6–12 mois | + 10 à 30 % | Réutilisation sur TikTok, Reels, Shorts |
| Publicité (Ads) | 1–3 mois | + 30 à 100 % | Campagne Meta Ads avec ton UGC |
| Publicité étendue | 6–12 mois | + 100 % et plus | Gros budget média, plusieurs pays |
Étape 3 : un exemple de calcul concret
Imaginons qu’une marque te demande une vidéo UGC de 45 secondes, avec script à co‑écrire, tournage chez toi, montage complet avec sous‑titres, usage organique + possible campagne pub pendant 3 mois.
- Temps estimé : 7 heures.
- Taux horaire : 45 €.
- Base temps de travail : 7 × 45 = 315 €.
- Majoration publicité 3 mois : + 50 % ≈ 160 €.
Ton tarif final peut donc tourner autour de 470 € – 500 € pour cette vidéo. Si la marque a un budget plus restreint, tu peux ajuster en réduisant l’étendue du projet (script fourni par la marque, usage organique seulement, un seul retour inclus), sans sacrifier ta valeur.
Cette manière de faire te permet de rester cohérente entre tes différents clients, plutôt que d’avoir un tarif très variable selon ton humeur ou la peur de perdre une opportunité. À chaque nouveau projet, tu peux reprendre la même grille et adapter quelques paramètres, en gardant une colonne vertébrale solide.
Négocier avec les marques et structurer ses offres UGC sans se brader
La négociation n’est pas un combat. C’est une conversation pour trouver un terrain d’entente où la marque se sent en confiance et où tu restes respectée dans ton travail. Le problème, c’est que beaucoup de créatrices acceptent encore des tarifs très bas par peur de « tout perdre ». Résultat : épuisement, frustration, difficulté à augmenter leurs prix par la suite. La clé, c’est de poser un cadre clair dès le départ, avec des offres lisibles, des conditions détaillées, et quelques réflexes simples en discussion.
Clarifier ton offre avant même de parler prix
Une offre floue donne envie de négocier. Une offre précise rassure. Avant de répondre « c’est tant la vidéo », pose le décor :
- Ce qui est inclus : nombre de vidéos, durée, formats, retours, délais.
- Ce qui ne l’est pas : droits publicitaires, rushs, déclinaisons supplémentaires.
- Le cadre temporel : date de début, de fin, délais de validation.
Par exemple : « Ce pack comprend 2 vidéos UGC de 30–45 sec, tournées chez moi, montées, sous‑titrées, avec 1 aller‑retour de retouches, usage organique multi‑réseaux pendant 6 mois. Les droits Ads, les rushs et les déclinaisons format carré sont en option. » D’un coup, ton tarif devient plus lisible.
Répondre aux budgets serrés sans tout casser
Quand une marque annonce un budget inférieur à ton tarif, tu as plusieurs cartes en main, autres que « accepter » ou « refuser ». Tu peux :
- Réduire le périmètre : une seule vidéo au lieu de deux, moins de retours, pas d’usage Ads.
- Proposer un test : une première collaboration courte, avec réévaluation si ça fonctionne.
- Offrir une alternative : un pack photos au lieu d’une vidéo, un format plus simple.
La phrase magique reste souvent : « Voici ce que je peux proposer dans ce budget, en restant à la hauteur de mes standards de qualité. » Tu restes alignée, sans dévaloriser ton travail.
| Situation | Réflexe fréquent | Alternative plus saine |
|---|---|---|
| Marque avec petit budget | Accepter et tout inclure | Limiter le nombre de livrables et les droits |
| Peur de perdre une opportunité | Baisser fortement son tarif | Proposer un test limité dans le temps |
| Demande d’options gratuites | Rajouter des éléments sans les facturer | Rappeler calmement ce qui est inclus / en option |
| Demande urgente | Dire oui sans majoration | Appliquer un supplément « rush » |
Petit point d’attention : accepter systématiquement de travailler gratuitement contre « visibilité » entretient un système où le travail créatif est considéré comme un bonus optionnel. Si tu acceptes ce type de propositions, assure‑toi que la visibilité promise est vraiment mesurable (campagne massive, tag clair, mise en avant officielle) et que cela fait sens dans ta stratégie, pas seulement pour remplir ton portfolio.
À chaque projet, demande‑toi : « Est‑ce que ce tarif me donne envie de créer, ou est‑ce que je le vis déjà comme un sacrifice ? ». Si la réponse bascule trop souvent du mauvais côté, c’est probablement le signe que ta grille de prix a besoin d’un vrai ajustement.
Optimiser son temps, ses process et son ROI pour mieux vivre des tarifs UGC
Fixer des tarifs justes, c’est une chose. Les rendre vivables dans ton quotidien, c’en est une autre. Pour que tes prix UGC fonctionnent vraiment, tu as besoin de process qui te permettent de gagner du temps sans perdre en qualité. Plus tu es organisée, plus tes journées sont légères, et plus tu peux assumer sereinement un positionnement tarifaire solide.
Batcher, planifier, simplifier
Beaucoup de créatrices tournent encore une vidéo par‑ci, une autre par‑là , en cassant leur journée en mille morceaux. Or, l’UGC se prête très bien au batching : tu regroupes plusieurs tournages sur un même créneau, pour un ou plusieurs clients, avec des décors déjà installés et une énergie concentrée.
- Une journée tournage : 3 à 5 vidéos pour un ou plusieurs clients, même setup.
- Une demi‑journée montage : tu enchaînes les montages en mode focus.
- Une plage « administratif + mailing » : devis, factures, suivi clients.
Tu peux même créer des templates de scripts (hook + bénéfice + preuve + appel à l’action), des modèles de réponses mail, des grilles de brief. Moins tu repars de zéro, plus chaque projet devient fluide.
Suivre ses résultats et ajuster ses prix
L’UGC reste un contenu marketing. Les marques regarderont toujours, tôt ou tard, ce que ça donne en vrai. Tu peux transformer ça en force en demandant régulièrement :
- Les statistiques principales des vidéos : vues, complétion, clics, conversions.
- Les résultats Ads si ton contenu est utilisé en pub : CPC, CPA, ROAS.
- Des retours qualitatifs : commentaires, messages reçus, ventes notables.
Ces données deviennent des arguments concrets pour ajuster tes tarifs. Si une vidéo que tu as produite continue de tourner en Ads pendant 6 mois avec d’excellents résultats, tu as une preuve que ton contenu génère une vraie valeur pour la marque. Lors de la prochaine négociation, tu peux t’appuyer sur ces chiffres pour augmenter ton prix ou renforcer ta partie « droits d’utilisation ».
| Indicateur suivi | Pourquoi il compte | Comment l’utiliser |
|---|---|---|
| Taux de complétion | Montre si la vidéo est captivante jusqu’au bout | Argumenter sur la qualité du storytelling |
| CTR (taux de clic) | Mesure la force de ton hook + CTA | Justifier un tarif plus élevé en Ads |
| Conversions | Relie ton contenu aux ventes ou leads | Valoriser ton contenu comme levier business |
| Durée d’utilisation | Combien de temps la marque exploite ta vidéo | Négocier des extensions de droits payantes |
En structurant ainsi ton quotidien et ton suivi, tu passes d’une logique de « créatrice qu’on appelle pour une vidéo pas chère » à une logique de partenaire de contenu, capable d’expliquer, chiffrer et faire évoluer ses tarifs avec cohérence.
| À retenir : |
|---|
| Idée reçue : « Il faut des milliers d’abonnés pour bien facturer en UGC. » |
| Réalité : les marques recherchent surtout l’authenticité, la qualité du contenu et la capacité à performer en organique ou en Ads. |
| Clé : clarifie ton offre, suis ton temps et pose un minimum non négociable par projet. |
| Action : définis dès aujourd’hui 3 tarifs repères (vidéo simple, vidéo Ads, pack vidéo + photos) et teste‑les sur tes prochaines demandes. |
Quel est le tarif moyen pour une vidéo UGC en 2026 ?
Pour une vidéo UGC standard, utilisée en organique sur les réseaux d’une marque, la plupart des créatrices facturent entre 150 € et 300 € en début de parcours, et plutôt entre 300 € et 800 € avec plus d’expérience et de résultats. Les vidéos UGC utilisées en publicité, avec plusieurs hooks ou déclinaisons, se situent plutôt entre 700 € et 2 000 € selon la complexité et l’étendue des droits d’utilisation.
Comment savoir si mes tarifs UGC sont trop bas ?
Plusieurs signaux peuvent t’alerter : tu as l’impression de courir après le temps, tu acceptes trop de projets pour compenser, tu ressens de la frustration à chaque facture envoyée, ou tu n’oses pas compter tes heures. Si, en faisant le calcul temps passé × taux horaire souhaité, tu te retrouves en dessous du SMIC horaire, c’est que tes prix sont trop bas. Ajuste ton tarif minimum et clarifie ce qui est inclus dans chaque prestation.
Dois-je facturer un supplément pour l’utilisation publicitaire de mes vidéos UGC ?
Oui. L’utilisation publicitaire (Meta Ads, TikTok Ads, YouTube Ads, etc.) donne une valeur bien plus grande à ton contenu, car la marque l’expose à un public massif pour générer des ventes. Il est courant d’appliquer une majoration de 30 à 100 % sur ton tarif de base selon la durée de la campagne, le nombre de plateformes et la zone géographique couverte. Clarifie toujours ces droits dans ton devis ou contrat.
Comment réagir si une marque me dit ne pas avoir de budget UGC ?
Tu peux d’abord demander une fourchette de budget disponible pour voir si une version simplifiée de ton offre est possible (moins de vidéos, usage uniquement organique, moins de retours). Si le budget proposé est incompatible avec ton minimum vital, explique calmement que tu ne peux pas t’aligner sans sacrifier la qualité, et propose éventuellement de rester en contact pour un futur projet. Mieux vaut refuser un projet mal payé que nourrir un modèle qui ne respecte pas ton travail.
Faut-il afficher ses tarifs UGC publiquement ou seulement sur devis ?
Les deux approches se défendent. Afficher une grille indicative (par exemple, ‘vidéos à partir de 250 €’) filtre les demandes irréalistes et donne un cadre clair. Travailler principalement sur devis permet d’adapter plus finement tes prix aux besoins réels de chaque marque. Une option intéressante consiste à présenter des fourchettes et des exemples de packs sur ton site ou ton media kit, tout en finalisant le tarif exact après échange et analyse du brief.

